Certains de mes adversaires aux municipales ne cessent de rappeler que je fus membre du Parti Socialiste. Leur obstination à le ressasser me donne le sentiment qu’ils vivent avec moi une sorte de peine amoureuse. Je leur pardonne, mais je leur rappelle également que j’ai quitté le PS il y a maintenant 2 ans et justement parce que je pense, toujours aujourd’hui, que le clivage Droite – Gauche a disparu et que le PS a cessé de proposer une vision du monde. Il est devenu le camp du ressentiment et j’ai, en le quittant, décidé de rester fidèle à mes idées et mes valeurs et non à une étiquette politique.

Parce que je ne viens pas d’un parti, qui n’est jamais qu’un appareil, mais d’un territoire, d’une famille qui m’a enseigné des valeurs. Pendant plusieurs années le PS était en adéquation avec ces valeurs. Je ne renie rien. Mais quand les valeurs qui sont les vôtres n’ont plus le même sens dans cet appareil, vous partez. Parce que je suis, avant d’être un homme politique, un homme libre.

Mais aussi parce que je pense qu’il faut de nouvelles idées, de nouveaux visages et plus de transparence dans la décision publique pour renouveler un système en place installé depuis bien trop longtemps.

Je suis dans cette campagne à la tête d’une liste de renouvellement qui ne comporte aucun autre élu ou ex-élu de la majorité sortante et uniquement deux anciens élus en tout. Ma liste et moi-même ne serons pas comptables du bilan du maire sortant. Marchons pour Brest ! est une proposition de renouveau pour les Brestoises et les Brestois. Notre liste a été bâtie de manière cohérente pour remplir 3 objectifs : être à l’image des Brestoises et Brestois, réunir les compétences, les expertises et les expériences permettant de porter notre ambitieux projet pour Brest et renouveler les visages politiques de notre cité.

Ensemble nous allons sortir des vieux réflexes de pensées, des vieux clivages et des vieux systèmes qui cadenassent notre ville. Car oui, nous refusons que les idéologies du siècle passé empêchent l’amélioration du quotidien des Brestoises et des Brestois, ou limitent les forces de création et d’innovation de notre territoire.

Je note enfin que ces derniers mois la liste des défections du côté du parti socialiste s’est incroyablement allongée. Si le bilan écologique de la majorité sortante était bon les Verts auraient-ils créé leur propre liste ? Nous n’évoquerons pas ici les autres départs récents, mais quand tout le monde vous quitte, n’est-ce pas vous qui devez vous remettre en question ?