Monsieur le Président, chers collègues,

Je souhaite profiter de mon intervention ici pour saluer les avancées réalisées par notre pays en matière d’attractivité économique depuis le début de ce quinquennat et notamment celles dont notre territoire profite et va profiter.
En effet, nous l’avons appris cette semaine, la France est devenu le deuxième pays le plus attractif d’Europe pour les investissements étrangers et est même le premier en matière d’implantations et d’extensions d’activités industrielles. Le troisième sommet « Choose France » qui a eu lieu à Versailles en début de semaine témoigne de cette attractivité retrouvée par notre pays. Je vois trois points pour lesquels la place que notre pays occupe aujourd’hui sur la scène internationale a des implications bénéfiques et concrètes pour Brest.

Pour Brest, c’est tout d’abord le projet de Microsoft d’implanter une de ses écoles consacrées à l’Intelligence artificielle, ici à Brest, qui doit être portée au crédit de l’attractivité de notre pays et singulièrement de notre territoire. Cela démontre qu’en dépit de la volonté de la France d’appliquer aux géants du numérique une nouvelle fiscalité, les investissements de ces derniers se poursuivent en France et à Brest en particulier. Avec cette implantation, ce sont des emplois et des formations à la clé pour Brest.

En second lieu, l’ouverture d’un Master spécialisé en cyberdéfense, fruit d’un partenariat entre l’école Navale, Naval Group, Thalès et l’IMT Atlantique vient concrétiser l’excellence bretonne en la matière. La Bretagne est devenue un haut lieu de la cyber sécurité. Cette excellence bretonne reconnue au plan national, doit nous permettre d’accueillir à Brest le prochain centre national de coordination de cybersécurité maritime. Nous disposons des formations universitaires, d’un écosystème local et de la proximité de la préfecture maritime de l’Atlantique. La présence de la dissuasion nucléaire dans la rade nous permet d’être pleinement conscients des enjeux liésà ces questions. Notre situation géographique de premier port sur l’Atlantique plaide également en ce sens. Je m’associe donc à la demande du Député Jean-Charles Larsonneur, adressée au Premier Ministre, d’un examen favorable de la candidature de Brest pour l’accueil de ce centre national de coordination de cybersécurité maritime.

Le troisième point pour lequel je souhaite redire mon appartenance à une famille politique qui ne craint pas de se saisir des questions qui se posent à la France est le Brexit. La Métropole rayonne au-delà de son territoire. La pêche au large de nos côtes comme le trafic maritime entre Roscoff et le Royaume-Uni sont des éléments structurant notre département, donc la Métropole. Le gouvernement, face à l’impréparation britannique, a fait la preuve de sa capacité d’anticipation, de sa fermeté face aux exigences de nos voisins d’outre-Manche. Un plan national de contingence nous permettra de légiférer par ordonnance pour assurer la sécurité juridique aux ressortissants et aux entreprises, au plan national mais également local. Les contrôles aux frontières sont rendus de nouveau opérationnels, à Roscoff notamment, grâce aux aménagements réalisés. Une étroite coordination européenne entre les ministres des 27 et la Commission européenne nous permet d’anticiper les conséquences du Brexit sur le secteur de la Pêche si important pour notre territoire.

Je tiens donc à redire ici la chance pour la France, le Finistère et la Métropole d’avoir un pouvoir exécutif qui œuvre avec détermination, avec les acteurs locaux, et obtient autant de résultats en matière d’attractivité et de développement économique. Ce sont pour Brest, les Brestoises et les Brestois des emplois et des formations et tous ceux qui sont attachés au progrès, à l’innovation et au développement de notre territoire devraient trouver à s’en réjouir.