En mars 2020, Ronan Pichon, toujours adjoint de François Cuillandre mais adversaire d’un tour, déclarait : “nous voulons gagner, pas seulement peser un peu plus et passer de quatre élus à 10 ou 15”. Cette déclaration d’intention clôturait une campagne où sa liste avait tiré à boulets rouges sur la gestion de François Cuillandre et sur certains grands projets, comme celui du Stade du Froutven.

Mais à l’heure des comptes, les uns et les autres se rabibochent, comme je l’avais prédit lors du débat d’avant premier tour, sur Tébéo. Après avoir joué la partition de la fausse opposition, c’est la petite musique du retour à la maison qui résonne dans la maison EELV. 

Alors que j’ai fait le choix de la cohérence en refusant toute alliance avec la droite conservatrice, il pourrait être savoureux de rappeler à la mémoire des écologistes et de leurs nouveaux alliés les cris d’orfraie qui ont suivi ma candidature. Mais je ne peux pas me réjouir de voir la comédie de boulevard jouée aux Brestoises et aux Brestois qui ont sincèrement cru porter leurs suffrages sur le projet écologiste, présenté comme innovant, et qui se voient bernés par les toujours partisans de François Cuillandre.

A quelle philosophie ont dû renoncer les écologistes pour gagner quelques sièges ? Qu’en sera-t-il du projet de Stade au Froutven que les uns défendaient quand les autres le décriaient ? Monsieur Pichon et ses acolytes vont-ils finalement, pendant 6 années, s’accommoder de ce qu’ils critiquaient hier encore ? De son côté, François Cuillandre a-t-il décidé de prendre le parti de l’écologie punitive face au développement durable ?

L’écologie mérite mieux que la valse à mille temps que dansent François Cuillandre et Ronan Pichon. Nous portons un réel projet de transition écologique, d’écologie incitative en toute indépendance et sans compromission. Dans cette élection municipale, nous sommes les seuls à porter un véritable projet de développement durable, qui allie écologie et souci du développement économique.