Trois listes seront donc présentes, dimanche 28 juin, au second tour de l’élection municipale à Brest. J’ai été interrogé sur la raison pour laquelle nous n’avons pas réalisé d’alliance. Elle est la suivante : aucune victoire politique ne doit se construire au prix de nos valeurs.

Je considère que le stérile clivage droite – gauche n’est plus pertinent pour aborder les questions majeures de notre époque. S’y enfermer contraindrait la politique dans la seule gestion, incapable de produire des idées fortes et des propositions réformatrices au service d’un avenir qu’on souhaite construire. C’est ce qui a été fait ces 40 dernières années en France, avec pour conséquence une défiance majeure à l’égard des politiques. 

Nous devons dépasser définitivement le clivage droite – gauche, car il est incapable de rendre compte des débats complexes qui animent aujourd’hui notre société. La réalité est que sur tous les sujets majeurs de notre époque, la démocratie, l’écologie, l’économie, les solidarités… les débats se structurent autour de nouveaux clivages entre progressistes, conservateurs et populistes.

Je suis de ceux qui souhaitent à Brest la fin du système Cuillandre et de toutes ses dérives. J’ai quitté le Parti Socialiste, et donc ma première famille politique, pour porter des valeurs et y demeurer fidèle. L’alliance avec la droite conservatrice nous aurait empêchés de construire, dans la durée, une force politique cohérente, alliance de toutes les forces progressistes.

Cet engagement de ne pas fusionner, je l’ai pris face à mes colistiers dès juillet 2019. Toutes celles et tous ceux qui se sont engagés à nos côtés avaient connaissance de cette promesse que nous nous étions faite, nombre se sont engagés pour cette raison. Quand on prend un engagement, on le respecte. Quoi qu’il arrive, cette élection sera fondatrice d’une nouvelle génération politique. Que nous gagnions ou que nous perdions à Brest. 

C’est donc 100 % progressistes que nous nous présenterons avec notre projet devant les Brestoises et les Brestois. Un progressisme qui s’exprime dans notre projet en combinant des propositions au service de la sécurité de toutes les Brestoises et de tous les Brestois, tout en portant une ambition de solidarité et de soutien fort au monde associatif. Une volonté de progrès économique et écologique que nous portons à travers des propositions pour une véritable mobilité verte et efficace à travers toute la Métropole, des propositions pour le développement des énergies durables ou encore pour un territoire Zéro déchet. Notre projet écologique est bien plus ambitieux et sincère que celui dles autres.( que ceux de nos concurrents)

L’élection qui se présente à nous n’est pas jouée d’avance, chaque électeur a aujourd’hui la possibilité de choisir entre 3 listes et donc 3 projets. La droite est bloquée dans ses dogmes conservateurs, ne portant pas de vision d’avenir pour les 20 prochaines années et la gauche municipale sortante est embourbée dans les affaires et incapable de se renouveler. Le résultat de sa fusion au forceps, construite de défiance quand ce n’est pas de haines recuites, serait un blocage stérile pour notre territoire, pour les Brestoises et les Brestois.

Notre équipe est plus que jamais motivée car, je le réécris, dimanche 28 juin, au matin, quand les bureaux de vote ouvriront, chacune des 3 listes présentes comptabilisera 0 vote. Jusqu’à l’expression du dernier vote, l’élection reste ouverte et appartient aux Brestoises et aux Brestois.

Votons pour une vision d’avenir, votons pour un projet, votons pour des valeurs et pour l’avenir.