Brestoises, Brestois,

Malgré cette crise sans précédent, le second tour de l’élection municipale va pouvoir avoir lieu. Des mesures seront prises par l’État pour organiser ce scrutin dans le respect des règles sanitaires en vigueur. Ce dimanche 28 juin 2020, nous voterons. Cependant, si nous poursuivons une élection commencée avant le confinement, 1er et 2d tours vont prendre place dans un contexte très différent. 4 listes vont se présenter à vos suffrages mais, déjà, la campagne ne pourra pas être la même.

La crise du covid-19 nous a tous bousculés et interrogés. Une crise qui a été l’occasion d’observer et de se remettre en question. Elle aura notamment souligné deux choses. La première, quand vous êtes Président de la République ou Premier Ministre, est qu’il vous faut apporter, autant que possible, des réponses face à l’urgence, au-delà des dogmes. Réponses sanitaires évidemment et économiques, sans ménagement. Le gouvernement a été à la hauteur de cet événement inédit.

A une autre échelle, quand vous êtes Maire d’une ville, vous participez à ce même mouvement. Durant ces semaines de confinement, en tant qu’élu municipal et métropolitain, je n’ai eu de cesse d’être dans un état d’esprit constructif pour formuler des propositions constructives. Peu, sinon aucune n’a été retenue ni même entendue. Dois-je donc m’interdire d’évoquer le laxisme du Président de la Métropole quant au déconfinement opéré dans nos transports en commun ? Non. Durant des semaines, rien n’a été organisé. Sinon par l’Etat qui, seul, a mobilisé la police nationale pour effectuer des contrôles du port du masque. Et alors qu’une crise économique se profile, l’incapacité à agir du Maire sortant peut légitimement nous inquiéter.

Il est temps de changer d’ère. Les élus doivent tout à la fois porter une vision pour l’avenir de notre territoire et, en même temps, se départir de blocages idéologiques inutiles à chacun. Cette élection municipale va malheureusement s’inscrire dans un contexte local regrettable. La gauche municipale sortante est embourbée dans les affaires et incapable de lucidité sur les enjeux actuels et la droite est bloquée dans ses pensées conservatrices qui ne tiennent pas compte de la réalité du vécu des Brestoises et des Brestois.

Or, nous le savons déjà, la crise que nous traversons impacte les projets et programmes que nous avions construits, car le monde d’aujourd’hui et de demain n’est déjà plus celui d’hier. Dans la capacité de financement de nos collectivités, Ville et Métropole, tout comme dans la priorisation de nos propositions.

Déjà avant la crise, le projet de « Marchons pour Brest ! » a été construit avec le souci constant de l’optimisation des dépenses et investissements publics au regard des résultats escomptés. Nous y avons également favorisé des propositions innovantes qui répondent aux besoins de l’époque et des solutions qui permettent de s’adapter aux transformations rapides de notre monde. Ces principes d’efficience, d’innovation et d’agilité demeurent plus que jamais pertinents et essentiels. En conservant donc la philosophie de notre projet et ses principes fondateurs, il s’impose à nous de réajuster nos priorités.

Le projet que nous vous proposions demeure adapté mais il doit désormais s’organiser autour de deux axes : protéger et construire l’avenir.

Notre équipe est plus que jamais motivée, rien n’est écrit. A celles et ceux qui souhaitent nous expliquer que cette élection est jouée d’avance, je soulignerai cette évidence : le dimanche 28 juin, au matin, quand les bureaux de vote ouvriront, chacune des 4 listes présentes comptabilisera 0 vote. Jusqu’à l’expression du dernier vote, l’élection reste ouverte.

Votons pour une vision d’avenir, votons pour un projet, votons pour nos valeurs et pour l’avenir.

Marc Coatanéa et l’équipe de Marchons pour Brest !