Une campagne est l’occasion d’un débat autour des propositions que chaque liste fait aux électeurs. Ce débat, nous le souhaitons sincère. Nous remercions nos concurrents qui, en s’opposant à notre projet de Trolley Nouvelle Génération, nous permettent de préciser notre proposition alternative à la ligne B du tramway.

Par des raisonnements comptables mais fondés sur des critères erronés et incomplets, ils cherchent à démontrer que les projets de tramway et BHNS de la majorité sortante seraient le seul choix judicieux et que l’alternative que nous proposons serait nettement plus coûteuse. Or, notre projet est, en l’état, 4 fois moins cher que le tramway ramené au nombre de passagers transportés.

La première raison de cet écart tient au coût des travaux nécessaires. Le Trolley Nouvelle Génération (TNG) nécessite la mise en site propre de certaines voiries et l’électrification partielle du réseau, alors que le tramway impose de longs et lourds travaux :

  • La démolition et réfection des réseaux (eau, électricité… qui doivent être dérivés afin de permettre une intervention sans démolition de l’infrastructure) et voiries,
  • La pose de rails
  • L’électrification du réseau sur la totalité du parcours

Ceci sans compter les coûts cachés non évalués du projet de la majorité sortante, qui viendront, comme en 2012, alourdir la facture finale :

  • Le doublement du pont Schumann
  • La reconstruction de la salle du CLOUS et des bureaux du CLOUS
  • Le renforcement du pont de la Villeneuve
  • La construction d’une hyper structure permettant d’accéder à l’entrée principale du CHRU de la Cavale Blanche

Un des avantages comparatifs du TNG, moyen de transport sans rail, par rapport au tramway est sa capacité à fonctionner en autonomie, c’est-à-dire sans câblage, sur une partie de son parcours. Ce sera notamment le cas au niveau du croisement avec la ligne A du tramway place de la Liberté ou au Port de Commerce. 

Par ailleurs, nos concurrents affirment que l’amortissement courant sur 40 années rendrait ce coût moins lourd pour la collectivité. Pensent-ils pouvoir se passer d’une réfection des rails pendant cette durée ? Comme cela sera bientôt le cas dans le virage près du Mac Orlan et qui imposera une rupture de la continuité du service pendant de nombreuses semaines.

D’autre part, certains d’entre eux promettent une boucle à Lambézellec en tramway. Ont-ils estimé le coût additionnel au projet existant déjà extrêmement coûteux ?

Nous constatons dans leurs propos une double erreur majeure d’appréciation :

  • Ils effectuent leurs calculs sur l’hypothèse d’un tramway plein en permanence, ignorant ainsi les notions d’heure de pointe et de remplissage moyen qui sont à l’avantage du TNG, plus modulable en fonction des heures et de la fréquentation. Des véhicules de différentes tailles, allant de 110 à près de 200 passagers, existent sur le marché. Aux heures de moindre fréquentation, des Trolleys nouvelle génération plus petits et donc plus économes en énergie pourront circuler.
  • Ils ne mentionnent pas non plus les statistiques décevantes de fréquentation de la ligne A du tramway dont le niveau reste bien en deçà des prévisions (36 000 voyageurs en moyenne par jour en 2018 contre 45 000 attendus dans les études)

Notre plan ambitieux de transport public métropolitain est le plus à même de réaliser la transition énergétique. Car sur le plan écologique, l’empreinte carbone de notre projet est bien moindre que celle du tramway. Le Trolley Nouvelle Génération dispose de batteries légères lui permettant de se passer de lignes aériennes sur une partie de son trajet. Ces batteries sont beaucoup moins lourdes et donc génératrices de moins de déchets que celles des bus électriques classiques. Dans un contexte d’évolution technologique, de nouveaux véhicules (plus souples, de capacités variables, alternativement raccordés à l’électricité ou autonomes) et de nouvelles énergies de propulsion (comme l’hydrogène) se développent. Une seconde ligne de tramway figerait complètement le transport et même l’aménagement urbain sur son axe pour 40 ans, alors qu’il est essentiel d’anticiper les évolutions technologiques en matière de transports et de réaliser des investissements évolutifs.

Notre projet de TNG ne s’arrêtera pas aux portes de Brest et permettra aux habitants de la Métropole de profiter pleinement de cet investissement moderne, à la fois écologique, souple et économique. Ce sont 36 km de réseau qui vont être créés grâce au TNG. Deux communes de la Métropole (Guipavas et Plouzané, ainsi que le Technopole) seront notamment reliées au centre-ville de Brest.

Le TNG est un transport d’avenir : Berlin, capitale d’un des pays les plus engagés dans la transition écologique, a choisi d’investir 300 millions d’euros pour 235 kilomètres de TNG et 190 véhicules articulés et bi-articulés. L’argument de la souplesse et de l’économie pousse le SPD allemand à considérer le TNG comme une opportunité. Ici, le PS et ses alliés, attachés à leurs réflexions passées, ne prennent pas la mesure des évolutions et innovations rapides en matière de transport.