Le manque de nuance n’est jamais une bonne chose dans le débat démocratique. Le ressentiment pousse à la critique permanente et aveugle et conduit même certains dont votre chef de parti, Monsieur le Maire, à des propos outrageants et indignes. La France va mal, nous dit-on. En ce début d’année, la situation économique de notre pays, de notre Région et de notre Ville nous montre l’exact contraire, ce que j’ai rappelé en conseil de Métropole.

En France, le taux de chômage est au plus bas depuis 10 ans. La Bretagne, elle, est la région française dont le taux de chômage est le plus bas pour le 4e trimestre de 2019.  À Brest, singulièrement, il s’élève à 7,3%, soit exactement à un point au-dessous de la moyenne nationale. Notre pays, notre Région et notre Ville profitent pleinement de la politique mise en œuvre depuis trois ans. En termes d’attractivité industrielle, nous sommes au premier rang en Europe. Sur 5 euros investis en Europe en 2019, 1 euro l’était en France.

Nous n’expliquerons pas aux Brestoises et aux Brestois qu’ils vont bien car les statistiques le démontrent. Nous ne confondons pas les données économiques et les personnes, les statistiques et les destins individuels. Nous savons que les indicateurs chiffrés ne traduisent pas toujours le ressenti personnel, que celui-ci dépend de nombreux facteurs et qu’une baisse du chômage doit être durable et continue pour s’inscrire dans la perception de chacune et de chacun.
Rappelons néanmoins la promesse présidentielle, au moment de l’élection de 2017, de ramener le chômage sous la barre des 7% : nous n’en sommes plus très loin. Brest n’en est plus qu’à 3 petites décimales. Nul triomphalisme dans mon propos, un simple constat mathématique. Pour la commune de Brest, au 3e trimestre de 2019 et depuis l’élection de 2017, ce sont 470 familles qui ont retrouvé le chemin de l’emploi. Tandis qu’au plan de la création d’entreprise, 1 709 entreprises ont vu le jour à Brest depuis 2017.

La politique menée depuis trois ans a rendu du pouvoir d’achat aux Brestoises et aux Brestois et, en particulier, à ceux dont les revenus sont modestes.

Au nombre des facteurs expliquant cette embellie, on peut notamment citer la suppression progressive de la taxe d’habitation qui a baissé pour 42 509 foyers brestois : de 169 euros en 2018, de 197 euros supplémentaires en 2019 et à nouveau en 2020. Au total, la taxe d’habitation à Brest va donc baisser de 563 euros. Cela signifie que ce gouvernement a rendu et va rendre 23 millions d’euros aux Brestoises et aux Brestois entre 2018 et 2020. Par conséquent, nous ne comprenons pas très bien les lamentations de ceux qui se plaignent du fait que l’on rende du pouvoir d’achat aux Brestoises et aux Brestois. Pouvoir d’achat qui profite à l’économie, à la création d’emplois et au dynamisme de notre cité. Monsieur le Maire, je vous entends sans cesse critiquer ce choix sous prétexte qu’elle vous aurait supprimé une capacité à lever l’impôt, mais un homme de gauche ne devrait-il pas se réjouir que l’on rende du pouvoir d’achat aux gens ?

On peut également évoquer la hausse de la prime d’activité qui a apporté du pouvoir d’achat aux Brestois qui travaillent et ne touchent pas des revenus élevés. Une personne que j’ai rencontrée récemment m’a fait part de la progression de son pouvoir d’achat à l’occasion de l’augmentation de la prime d’activité. Ignorant l’existence de ce dispositif, elle n’en a fait la demande qu’à la suite de l’augmentation de celui-ci. Elle qui gagnait 1 200 euros par mois en touche aujourd’hui 1 500. Certains diront que c’est encore insuffisant : je répondrai que c’est une augmentation de 20% de son pouvoir d’achat. Quand on a augmenté de près de 100 euros la prime d’activité, les mêmes nous disaient qu’il s’agissait de miettes.

Pour conclure, j’ajouterai que je crois au pouvoir émancipateur du savoir, à la vertu de l’enseignement et de la connaissance. À Brest, 21 classes de CP et de CE1 ont été dédoublées depuis 2017. Ce sont autant d’enfants dont le destin sera modifié. Le premier de nos devoirs, c’est de permettre par l’éducation une société plus juste, de garantir davantage d’équité et de progrès social. Un progrès collectif et individuel. Nous combattons chaque jour les inégalités de possibles, les assignations à résidences, les inégalités de destins. Et nous disons à ceux qui promettent des grands soirs comme à ceux qui exigent tout et tout de suite que l’effort scolaire comme professionnel est la clé de toute réussite : collective comme individuelle.