Le Quai Georges Lombard vient d’être inauguré. L’occasion pour moi de revenir sur le parcours singulier de ce maire inspirant.
Georges Lombard était un visionnaire et un bâtisseur, sans doute l’un des plus grands maires que Brest ait connu depuis la seconde guerre mondiale. Il n’avait que 34 ans lorsqu’il remporte les élections municipales en 1959 et entre alors dans une mairie qui était toujours une baraque pour ne quitter son fauteuil qu’après avoir mené l’achèvement de la Reconstruction de la ville, en 1973.
Maire de la Reconstruction, il fut un homme tourné vers l’avenir. Conseiller général, conseiller régional, député puis sénateur, il aura exercé de nombreux mandats au cours d’une vie politique pleine et intense mais affirmera que pour lui le plus important de tous fut celui de maire.
Président d’une des premières communautés urbaines de l’Ouest, en 1974, il dira à ce sujet : « La communauté urbaine c’est un mariage et une véritable communauté, comme dans les régimes matrimoniaux. » Une véritable leçon pour notre Métropole aujourd’hui qui ne saurait imposer le mariage forcé, sous la menace, à qui que ce soit. Tout élargissement de la Métropole doit s’accompagner d’une volonté de vie commune, de destin commun, c’est le message de Georges Lombard.
À l’initiative de l’Université de Bretagne Occidentale, on lui doit également le Centre Océanologique de Bretagne, qui deviendra Ifremer et le Palais des Arts et de la Culture, devenu depuis le Quartz. Romancier, homme de lettres, de sciences et de culture, il fut également Président du CELIB et premier président de l’Institut Culturel Breton œuvrant pour le désenclavement économique et la promotion culturelle de la Bretagne. Il fit rayonner notre ville à l’extérieur de ses frontières par ces projets audacieux et novateurs. C’est ce souffle, cette ambition pour Brest que nous portons avec l’équipe de Marchons pour Brest ! replacer notre ville sur la carte. Réveiller cette audacieuse endormie.
La leçon que laisse Georges Lombard à Brest, c’est qu’il convient de regarder l’avenir pour bâtir un futur désirable et ambitieux.

Marc Coatanéa